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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 18:25
bonobo-copie.jpg




8h
Je m'éveille. Quelle nuit! Quatre femelles sont venues me relancer cette nuit. Pas toutes en même temps mais quand même. Quoique j'aurai préféré parce que j'avais à peine terminé avec l'une, qu'une autre se pointait sans que j'ai le temps de dormir un peu. Je suis vanné, mais avec un bon déjeuner ça devrait repartir.
 
9h. Après avoir bien mangé, séance sportive avec les potes. Ça consiste à sauter sur le dos d'un collègue en lui criant dans l'oreille, et lui doit vous filer une tarte dans la gueule. On se marre ! En fait le gagnant est celui qui crie le plus fort.
Après les femelles s'en sont mêlées. Soi-disant qu'on fait trop de bruit et que ça effraie les enfants. Tu parles, ils font pareil de leur côté.
Et puis comme le ton montait et que ça risquait de s'envenimer, on a décidé de faire une immense partouze. Les esprits se sont calmés vite fait. Du coup j'en ai profité pour me faire Rita. C'est la première fois que je grimpe Rita et je ne le regrette pas. Bon, son mâle en a profité pour me sodomiser mais si c'était le prix à payer, ça valait le coup : Rita, elle est vraiment bonne !
Du coup je suis allé lui cueillir des bananes. C'est mon côté fleur bleue ça. Elle a apprécié mon geste. Alors elle en a fait un aussi pour moi : elle s'est couché sur le dos et on a remis le couvert. Je vous l'ai dit, Rita elle est bonne.
 
13h.C'est pas tout mais il faudrait peut-être bosser. Avant-hier, il a eu une tempête terrible. Des branches cassées sont tombées un peu partout sur le camp. Il y a même un arbre qui s'est effondré au milieu de la clairière. Roro qui dormait dedans a été drôlement surpris d'ailleurs. Alors il faut qu'on ramasse tout ça.
 
13h30. C'est crevant, elle est où Rita ?
 
13.h40. Il y a un rigollot qui a dit au mâle de Rita que je cherchais après lui. Ah la vache, deux fois aujourd'hui !
 
18h. Avec les potes on est parti boire un coup à la mare. Sans les femelles ni les mioches. A cette heure là il n'y a encore personne. C'est calme et l'eau est claire. Ça fait du bien d'être avec des copains.
 
18h10. Copains mon cul, oui ! pendant que je buvais bien tranquillement, y'en a un qui m'a sauté sur le dos en me gueulant dans l'oreille. Non seulement il m'a pété le tympan ce con, mais en plus j'ai bu la tasse (plus de vase que d'eau d'ailleurs). Je me suis retourné et je lui ai balancé une de ces tartes dans la gueule. Alors ça a dégénéré. Ce bordel qu'on a foutu !
Quand nous sommes partis, il fallait le savoir que l'eau était claire à un moment de la journée.
 
20h30. Avec ma femelle, quoi ? Bien sûr que j'ai une légitime. Je ne vous en avait pas parlée ?
Bref, on s'est trouvé un petit coin sympa à l'écart des autres, histoire de mieux dormir que la nuit précédente. Ben oui elle était avec moi la nuit dernière, vous ne pensez pas que je dors seul ? Bon allez, un petit câlin et après dodo.
 
1h25. Psss ! Chérie, tu dors ?
 
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 12:59

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Cher journal.

Aujourd’hui, ces cons de singes m’ont réveillé très tôt.

Je suis allé boire un coup à la mare. Comme j’avais faim, j’ai demandé aux femelles d’aller chercher à manger. Les antilopes ne sont pas loin, j’ai vu des traces près du point d’eau.

Ça fait une semaine qu’elles me rapportent que du gnou. Toujours du gnou. De l’antilope ça changera. Je préfère.

En attendant j’ai joué un peu avec les petits. Pas trop non plus. Ils font un peu chier aussi à me mordre la queue.

Un de ces jour je vais avoir un mauvais réflexe et je vais en coller un sur un eucalyptus d’un revers de patte.

Les femelles sont rentrées très tard avec une moitié d’antilope. Je les soupçonne

d’en avoir bouffé une partie en route. Elles prétendent qu’elle était déjà comme ça.

Tu parles, j’imagine la bestiole s’enfuir sur les deux pattes de devant.

Le reste de l’après-midi j’ai dormi pour digérer mon repas (une demi antilope, saletés de femelles).

C’était calme. Avec ce soleil de plomb, même les singes la mettent en veilleuse.

Au crépuscule, je suis retourné au point d’eau.

Il y avait un monde ! J’ai poussé ma gueulante, j’aime mieux te dire que ç’a fait de la place vite fait bien fait.

Et puis il y a aussi ces cons de gnous qui boivent toujours les pattes dans l’eau : c’est dégueulasse quoi, merde !

Bon les éléphants aussi c’est vrai, mais c’est pas pareil, ils ont des arguments.

De retour à 21h. Couché à 21h15.

Chiottes ! Quand c’est pas les singes le jour, c’est les coyotes la nuit !

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 12:55

poteau-poubelle-copie.jpg

Quelles sont les probabilités de croiser une personne sur un trottoir au moment
où l’on veut éviter un obstacle tel qu’un réverbère, un poteau, un conteneur à ordures ?...

Je m’explique : il m’arrive assez souvent de marcher sur un trottoir assez étroit et de voir arriver à ma rencontre un autre piéton. Je calcule aussitôt la distance qui nous sépare, sa vitesse de déplacement, la mienne et enfin l’endroit probable où nous allons nous croiser.

Immanquablement, le point se trouvera à la hauteur d’un obstacle qui gêne le passage (voir la liste non exhaustive plus haut.) Et à chaque fois c’est moi qui m’efface pour laisser passer l’autre. On ne se refait pas.

La probabilité est de une sur deux, voir plus.

Pour moi c’est plus ; deux sur deux.

Une pour deux c’est pour le cas où je déciderais de ralentir mon allure pour modifier le point de croisement. Mais dans ce cas je perds le même temps sinon plus que lorsque je cède le passage au réverbère (ou au poteau...)

Zéro pour deux c’est pour le cas où je déciderais de m’arrête carrément, mais là j’ai l’air stupide.

De plus l’autre personne peut s’en apercevoir et stopper aussi, croyant que nous nous connaissons.

Les probabilités remontent alors à deux pour deux.

Et puisque je parle de cette personne, je peux tomber sur quelqu’un qui se pose les mêmes questions que moi. Il n’y a pas de raisons pour que je sois le seul tordu sur terre.

Elle peut très bien ralentir sa vitesse de déplacement et la calquer sur la mienne ce qui ramène les probabilités à deux pour deux, mais dans un futur qui s’éloigne en fonction du pourcentage de décélération.

Et puis elle peut aussi s’arrêter, action qui peut m’interloquer et m’obliger à faire la même chose, croyant connaître cette personne (ou inversement.)

Et d’ailleurs, c’est parfois vrai.

Il m’est arrivé un jour, dans des circonstances identiques, de reconnaître une amie, enfin je crois, que je n’avais pas vue de longue date.

Nous nous sommes précipités l’un vers l’autre pour nous embrasser, un peu gênés il est vrai, par un réverbère ou un poteau...

Deux sur deux.

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 09:45

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Sur un arbre, toutes les branches sont égales.

C’est la réflexion que je me suis faite l’autre jour en élaguant un noisetier.

C’est un arbre qui est composé de plusieurs pousses groupées, de différentes grosseurs. J’ai coupé en premier un tronc d’un diamètre de 12 centimètres environ, puis deux autres un peu moins larges.

Une fois à terre, je les ai débarrassés de leurs branches et me suis retrouvé avec trois beaux troncs bien propres : débités, ils me feront des belles bûches pour le poêle.

Puis regardant le tas de branches, je me dis que les plus grosses me serviraient à faire des bûchettes, pour aider les bûches à prendre, c’est appréciable.

Je commençais donc à élaguer ces branches en pensant que le reste ne serait que brindilles inutiles.

Mais où commençait le reste ?

Quand j’eu fini la dernière branche, j’en vis une sous le tas qui paraissait plus grosse que les autres.

J’en ai oublié une, me dis-je. Je l’arrachais du tas et coupais ses brindilles mais le résultat ne donnait pas une bûchette mais plutôt un bâton.

D’accord, en le sectionnant, cela fera du petit bois pour aider le feu à enflammer les bûchettes.

Le reste ne sera que brindilles.

Mais encore une fois, quand je pensais avoir terminé, il y avait toujours une branchette sous le tas, qui me paraissait plus grosse que le reste.

Je l’élaguais aussi et ainsi de suite : il restait toujours un rameau plus gros que les autres mais plus ça allait moins le résultat ressemblait à du petit bois.

Très bien ; les plus petits bouts, qui étaient plutôt des brindilles, serviront, avec du papier journal, à faire partir le feu. Bien sèches, les brindilles s’enflamment très vite.

Mais jusqu’où tailler des brindilles ?

Même en faisant une sélection, au final, votre regard tombe toujours sur une branchette qui a l’air de vous dire :

« Eh ! Tu m’oublies, moi aussi je fais parti du lot ! »

Seul le crépuscule peut vous aider à arrêter ce travail.

Ma conclusion est que sur un arbre, il y a toujours une branche plus grosse que d’autres, même la plus petite.

Et qu’il faut élaguer un arbre en fin d’après-midi.


 

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 09:30

6h. C'est très tôt ce matin que nous décollons de Kristiansund (Norvège). La température au sol est de 17°C. Ça va cailler là-haut. Heureusement j'ai ma veste en duvet (kss, kss, kss).

6h30. Nous voici en route vers le sud. C'est Gertrude qui a été désignée comme leader. Elle se la pète un peu en tête du "V". N'empêche qu'elle a un gros cul vue de l'arrière du groupe.

7h30. 300 mètres d'altitude: je ne te dis pas la gamelle si j'ai une crampe dans l'aile. Il fait froid, j'ai la goutte au bec.

8h30. J'ai envie de pisser.

9h. Je tiens plus. Pas d'escale avant trois heures, ordre de Gertrude. D'ici que je me laisse aller en volant. Et si je me tourne comme ça ? Merde je vais de travers.

9h15. Pas de bol, c'est à mon tour d'être en tête. Si je pisse, j'asperge toute l'escadrille; pas sûre qu'elles apprécient.

10h. Je suis en fin de formation. Je vidange le réservoir. Marrant, ça givre au fur et à mesure ! Ah ! Ah ! Ah ! Il neige derrière moi !

12h. Nous atterrissons enfin. Terre anglaise je pense. Nous nous arrêtons tous les ans au même endroit. Un beau marais mais qui rétrécie d'année en année. Je me dégourdi les pattes dans l'eau. L'hydrothérapie, y'a rien de tel pour les oiseaux migrateurs amphibiens.

14h. Nous sommes reparties. Sous la flotte. Foutu pays. Pluie plus pollution ça me met les plumes dans un état ! On croirait que j'ai un pot d'échappement à l'avant.

14h35. Je rêve ! Il lui manque des plumes au cul à Gertrude ! D'ici qu'elle nous dévie de notre route. Deux degrés de plus à tribord et on se retrouve au milieu de l'Atlantique au lieu de traverser la Manche.

15h. J'ai passé le mot jusqu’à Gertrude. Je crois qu'elle essaie de rectifier.

15h20. Mes genoux oui ! Elle tire à droite, on file vers l'ouest. On va se bigner sur Manhattan !

16h. Mathilde a repris le leadership. Tout va bien.

16h45. Nous survolons les côtes françaises. Il faut faire gaffe, il y a des chasseurs dans le coin. Bonjour l'accueil.

17h. Une volée de plombs m'est passée à deux mètres. Ils tirent au sheipneil en dessous ou quoi ? On a toutes lâché une merde, chacun ses armes.

18h. Fin de l'étape, la nuit va tomber. On atterrit en formation serrée. Joli ! A part Clotilde qui a glissé sur une bouse, ça méritait une photo. Bon ben c'est pas tout mais j'ai mes plumes à nettoyer. Il n'y aurait pas une fête dans le coin, j'entends de la musique ? On dirait du Jean-Michel Jarre (kss ! kss ! kss !)  

 

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 12:30

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*-25°. Il est l’heure de se lever. Encore que pour quelqu’un qui dort debout... Mon thermomètre a un problème, il avance. En fait il fait -40°. Tout le monde commence à s’éveiller. Je cherche mes pantoufles. Depuis peu je ne supporte plus d’avoir les pattes nues sur la glace. J’ai l’impression de marcher sur du carrelage froid. Vêt, ma femelle (oui, je sais, c’est nul Vêt Manchot), est sur le point de pondre. Nous attendons. Nous sommes des milliers à attendre d’ailleurs. C’est incroyable cette manie de tout faire en même temps : la marche, le nid, le radada, la ponte, la marche vers la mer... Tous les ans c’est pareil, des bouchons sur la route de l’océan aux nids.
 
*Ça y est ! Ce matin de bonne heure, l’oeuf est sorti. Il est beau ! Il me ressemble quand j’étais petit. Il repose bien au chaud sur les pattes de Vêt. Bientôt il faudra qu’elle me le repasse pour se dégourdir un peu. Nous ne lui avons toujours pas trouvé de prénom. Moi j’ai bien pensé à César. C’est bien pour un manchot empereur, non ?
Après c’était l’heure de se passer l’oeuf. Opération délicate car il ne faut pas qu’il gèle pendant le transfert. De plus il m’arrive de marcher sur le bord de mes pantoufles et de me ramasser. Mais ça s’est bien passé. Maintenant ça me fait tout drôle d’avoir ça entre les pattes. J’ai l’impression d’être sur une selle de vélo. Il ne faudrait pas que je me laisse aller à m’assoire. Déjà que ça me gène pour péter.
 
*Très tôt ce matin, Vêt est partie faire les courses avec ses copines. Elles en ont pour des semaines. Il faut dire que dans le coin, question bouffe, c’est pas tellement bien desservi. Alors je garde l’oeuf. De temps en temps je marche pour ne pas me refroidir et je vais discuter avec les copains. Je prends bien garde de ne pas laisser échapper le fiston. C’est arrivé à un voisin. Le temps de le récupérer et c’était trop tard, il s’est retrouvé avec un oeuf en gelé. Je te dis pas l’engueulade quand sa femelle va rentrer. Je crois qu’il va se barrer. Mais il n’a pas pensé qu’il n’y a qu’un seul chemin pour rejoindre l’océan et que forcément il va la croiser.
 
*Cette nuit j ‘ai ressenti une douleur dans les miches. J’ai cru que c’était mon hernie discale qui revenait, mais non, c’était l’oeuf qui s’était fendu. La vache, ça secouait là-dessous ! Le petit César était en train de tout déblayer pour se faire un peu de place. Puis il s’est mis à piailler, mais je n’avais rien à lui donner. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle fout Vêt ? Il fait froid. Nous marchons pour nous réchauffer en faisant gaffe à ce que le petit ne sorte pas. S’il sort, il gèle. Déjà que j’en ai rencontré quelque uns sous forme de Capitaine Igloo.
 
*Super ! Les femelles sont rentrées des courses. Vêt n’a trouvé que du poisson. J’aime ça mais bon, un peu de variété dans les menus ne ferait pas de mal. De toute façon, c’est tout pour le petit. Moi, il va falloir que je me démerde.
*Je dois partir pour l’océan. C’est mon tour et je n’ai rien mangé depuis des semaines. J’ai tellement les crocs que si je croise un phoque, c’est moi qui le bouffe ! On a pris la route avec les copains. Au début j’avais un peu mal en marchant. Je me suis dit que c’était peut-être le manque d’entraînement mais en fait, j’ai retrouvé des bouts de coquille dans mes pantoufles. Bref, nous sommes partis pépère car la route était longue.
 
*Nous avons bien marché. Puis nous sommes arrivés au bord de la mer. Je me ferai bien un petit nid par là, moi. Ça éviterait les longs voyages fatigants. Le temps de planquer mes pantoufles pour pas qu’on me les pique, et me voilà dans la flotte. Brrr! Elle était froide. Je me serai bien mouillé la nuque avant mais mes ailerons ne montent pas si haut. Coup de bol, nous sommes tout de suite tombés sur un banc de poissons. C’était la curée. On est quand même plus à l’aise dans l’eau. Pouvoir foncer, enfin ! Et surtout heureusement car il y avait une bande phoques qui essayaient de nous chopper. Pas simple ; pêcher en essayant de ne pas se faire pêcher. De temps en temps je sautais sur la rive pour déposer mes poissons dans mon cageot, puis j’y retournais. A chaque fois la crainte d’y retourner se faisait de plus en plus pressante, mais bon, on est des mâles ou pas ?
 
*Nous sommes sur le chemin du retour. Chargés comme nous le sommes, nous avons du mal à marcher. De plus, j’ai fait un trou dans une de mes pantoufles.
Des copains manquent à l’appel. D’autres sont blessés. Il y en a un qui s’est fait bouffer un aileron. Le voilà manchot. Ah ! ah ! ah ! la vanne ! Je ris mais c’est nerveux.
 
*Nous sommes enfin en vue des lotissements après des semaines d’absence. Déjà j’aperçois Vêt et la tête du petit qui dépasse. Bigre, il a grandi le bougre !
Je suis sûr que s'il se met debout, sa mère part à la renverse. Heureux de se retrouver. Je dépose les cabas et on file à manger à César, avant une nouvelle séparation. Il va falloir que je creuse cette idée de nid sur la côte...
 
 
 
 
 

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