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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:28

Le chat.


Tel un roi, un pacha, sur son trône veillant,

Les paupières mi-closes, le jardin observant,

Bien posé, bien calé, au soleil se chauffant,

Le fauteuil est à lui, le coussin tout autant :

Le chat veille.


Lassé de surveiller et le silence aidant,

Ses yeux se sont fermés, le sommeil le gagnant,

Il a bien déjeuné, son pelage est luisant,

La maison est à lui, la journée tout autant :

Le chat dort.


Des frissons le parcourent, il s’agite maintenant,

Il gémit, il se plaint, parfois claque des dents,

Est-ce un chat ou un chien, la cause de son tourment ?

Mais les songes sont à lui, ses cauchemars tout autant :

Le chat rêve.


Les oiseaux du jardin, un tantinet bruyants,

Ou bien ce mauvais rêve ou un parquet grinçant,

Ont gêné le félin, et encore sommeillant,

De sa moustache à lui et ses crocs tout autant :

Le chat baille.


Il s’étire et il griffe un coussin en passant,

Puis descend en douceur du grand canapé blanc,

Il va vers la cuisine, déjà se pourléchant,

Sa gamelle est à lui, les croquettes tout autant :

Le chat mange.


Fontenay-sous-Bois le 29 octobre 2009

 

Non, il ne s'agit pas de Pomette.

Il ne reste jamais de croquettes dans sa gamelle.

Bonne journée ;-)

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 11:22
Vous connaissez Louis  (clic) et son blog "Chez Roger, un bar la nuit..." ?
Il y raconte des histoires lyonnaises qui se passent dans des cafés.
Elles sont écrites avec talent et humour.
Louis nous invite parfois à participer en lui envoyant un texte, ce que j'ai fait
C'est une histoire vraie, mais dois-je m'en enorgueillir ?
En tout cas, n'hésitez pas à aller lire les aventures de Martin sur son blog, ça vaut le détour.
Et l'histoire de Francis et sa moto aussi


(oui, c'était ma moto)


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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 23:19



Hello happy taxpayers !
You know what ? I'm happy...
J'espère que mon entrain et ma bonne humeur seront contagieux
Bon dimanche à tous :-)
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 21:46
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 21:30

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 23:26
Pour les handicapés ophtamologiques, cliquez !




Que faire dans une salle d'attente pendant quatre heures, quand on a rien à lire, mais une feuille de papier et un stylo dans la poche ? On peut dessiner, on peut écrire. J'ai écrit ce petit texte pour Plp qui l'a appris sans difficultés aucune.
Critiques acceptées sans difficultés aucune ;-)
Bon premier Mai.
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 20:19
Je me suis essayé à faire une suite au premier texte que vous pouvez lire ou relire en cliquant ICI.
J'espère ne pas avoir sombré dans la facilité et ne pas avoir abusé de clichés romanesques

.
 
Rien n’avait changé ou si peu, au château de Boisbrûlé. Un bien grand nom pour cette ancienne fortification romaine, renforcée au fil des siècles mais toujours avec ses remparts de bois et de pierre.
- « Par bonheur, pensa le Chevalier, l’ennemi n’est jamais parvenu jusqu’ici. Dieu sait ce qu’il resterait de tout ça. »
Il avança lentement dans la grande cour, redécouvrant son logis et ses gens.
Déjà, Jeanne, sa femme, s’avançait vers lui, semblant ne pas en croire ses yeux :
-«  Vous ! ... Vous ! ... Dieu a entendu mes prières ! »
Les paysans, dont les masures s’adossaient aux palissades, convergeaient aussi vers lui. Des femmes, des enfants, des vieillards. Pas un soldat, pas un homme en âge de combattre. Qui aurait pu contenir l’envahisseur ?
-« Mon Martin, où est mon Martin ? Et le Jean ?»
La femme qui venait de l’interpeller était Marie la fileuse.
Le jour de son départ, deux hommes seulement l’avaient accompagné pour former cette maigre lance de noble désargenté.
Martin d’abord, le forgeron, un gaillard d’une trentaine d’années, ignorant le maniement des armes mais en connaissant la matière.
Et puis Jean, un berger de même pas vingt ans, qui connaissait déjà tous les secrets des herbes et des plantes.
Les deux hommes ne reviendraient jamais.
-« Je te demande pardon la Marie. La guerre nous les a gardés.
Un cri sortit de la gorge de la fileuse qui tomba à genoux, aussitôt entourée des autres femmes.
-« Écartez-vous que je descende, nous reparlerons de tout cela plus tard ! »
Péniblement il se hissa sur ses étriers puis, après avoir pivoté, se laissa glisser jusqu’au sol. Ces simples mouvements réveillèrent toutes les douleurs de son corps.
Jeanne ne put contenir ses émotions et se jeta dans ses bras, pleurant de joie :
-« Quel bonheur de vous retrouver sain et sauf... »
Avec douceur il l’écarta de lui, ne voulant montrer à ses gens ces élans de joie.
-«  Plus tard ma mie, nous aurons tout le temps de goûter nos retrouvailles. Pour l’heure, il me faut me reposer et me laver de tout ce sang et cette boue qui empestent mes habits. »
Il avança vers la bâtisse principale, cherchant un semblant de dignité dans sa démarche. Au passage il adressa un regard au messager du Duc :
-« Je vous sais gré, Messire, de me laisser retrouver les miens. Nous nous retrouverons tout à l’heure, s’il vous plaît bien. »
Et il pénétra dans la fraîche pénombre du logis. 


la-reine-copie.jpg
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 19:37

Je vous présente un petit texte que j'avais écrit pour un concours (il ne faut douter de rien dans la vie) que m'avait signalé Martine. C'est ici la version longue de la version courte car il fallait présenter un texte de 2000 signes max. 




Arnaud de Bâlh se tenait à la lisière du petit bois. 
Juché sur son cheval, il observait devant lui cette grande plaine, dominée à l’Est par une forteresse de bois, assise sur une falaise de calcaire. Le chevalier était de retour parmi les siens. Les odeurs du pays de sa jeunesse remontaient jusqu’à lui par effluves enivrantes.
Il éperonna sa monture qui avança mollement tant elle était fourbue. Il connaissait mal ce cheval qu’il avait trouvé dans un bois, quelques jours plus tôt. Océane, sa jument, qui l’avait fidèlement porté depuis son départ deux ans auparavant, avait été transpercée d’une lance lors de la dernière bataille. Un fantassin s’était accroupi, son arme callée dans le sol, au moment où Arnaud le chargeait. La bête, foudroyée, s’était écroulée d’un coup, tuant au passage son bourreau d’un coup de sabot. Le chevalier s’était aussi assommé dans la chute. 
A son réveil, le combat était terminé. De tous côtés, on entendait des gémissements qui s’éteignaient un à un sous la dague des pillards. Le chevalier avait jeté un dernier regard à Océane qui le fixait de son oeil exorbité de terreur et de souffrance. Puis il s’était éloigné rapidement, son épée à la main, se faisant discret, les pillards étant de rudes adversaires lorsqu’ils étaient en nombre. 
Plus loin, quand il s’était su en sécurité, bien que toute relative, il avait soufflé un peu. Puis, en gémissant, il s’était massé les reins. La chute avait dû lui briser tous les os de son corps. Un ruisseau coulant tout près, il s’y était désaltéré puis avait nettoyé comme il avait pu, ses mains et son visage maculés. Combien d’hommes différents avaient laissé leur sang sur lui ? Dix ? Quinze ?
Craignant d’être surpris, il avait reprit la route vers le Nord. Où était passé l’armée du Duc ? Était-il possible qu’elle fut décimée ?
A la tombée de la nuit, il s’était éloigné du chemin pour dormir sous des buissons. Ce n’est que le lendemain qu’il avait rencontré ce cheval, broutant paisiblement au détour d’un chemin. La bête avait fait quelques pas à l’approche de l’intrus, dévoilant ainsi un cavalier gisant sur la terre, le pied encore accroché dans un étrier. Il devait faire parti de l’armée ducale, mais comment en être sur, son visage était déchiqueté, un bout de flèche dépassait de sa gorge. Arnaud l’avait fait rouler dans le fossé, puis avait enfourché péniblement l’animal pour reprendre sa route.
Arnaud de Bâlh avançait maintenant dans la plaine et se dirigeait vers le fort. Il allait pouvoir se reposer enfin de ces deux années de guerre. Il lui tardait de serrer sa douce dans ses bras, qui était déjà grosse quand il l’avait quittée.
La grande porte était entrebâillée. Quelqu’un allait sortir ou venait d’entrer. Quand il pénétra dans la cour, il comprit que son supplice serait sans fin.
Devant lui se tenait un messager du Duc.

Arnaud-copie.jpg 




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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 21:00
Bon allez, je vous le mets pour ce soir, et en entier pour vous remettre dans le bain. C'est la première histoire que j'écris, alors il y a peut-être des maladresses mais c'est amusant à faire. Bonne nuit. ;-)




Il a crié, il en est sûr.
Il fait nuit noire. Il ne voit rien mais il a mal. Il est presque assis, il tient son pied d’où s’élance une douleur aiguë. Remettant ses idées en place, il s’interroge sur la cause de ce mal.
Il est dans son lit. Il dormait, et cette douleur soudaine qui le réveille, comme s’il avait été mordu.
Mordu ? Mordu par qui, par quoi ? Il n’a ni chien ni chat ni aucun autre animal domestique. Il sent ses doigts poisseux, qui collent à son pied. 
Il saigne ! Des picotements remontent le long de son dos et envahissent son crâne. Il avait d’abord cru à une crampe mais là, quelque chose l’a blessé et il saigne. Il aurait voulu allumer sa lampe mais maintenant il a peur.
Il a beau écarquiller les yeux, il ne voit rien. 
C’est une habitude chez lui, il ne supporte pas la lumière la nuit. Les volets sont fermés, les lourds rideaux tirés. Même son réveil n’est pas lumineux.
Il n’ose plus bouger. Le silence règne dans la chambre. Aucun bruit venant de l’extérieur. Il fixe le néant devant lui.
Il faut qu’il réfléchisse. Qu’a-t-il fait hier soir ?
 Il est rentré directement de son bureau à son logement où il vit seul. C’était sa première journée de travail depuis son retour de vacances à l’étranger et il était crevé. Pour la première fois, il a tenté l’échange de son appartement parisien contre une villa en Afrique. Quand il est rentré avant-hier, les gens étaient repartis, tout était impeccable.
La douleur s’apaise un peu. Comment s’est-il fait ça ? 
A-t-on laissé une bête ici, chez lui ? Il n’a rien vu, rien entendu, rien senti. Un animal, quel qu’il soit, ça ne passe pas inaperçu quand même ?
Il tend l’oreille. Il s’attend au bruit d’une bête qui bouge, d’un grattement, de griffes sur le parquet. Rien. Pas un bruit.
Il sent son coeur battre fort dans sa poitrine.
« Tu es stupide, pense-t-il, tu t’attends à quoi ? Allume la lampe regarde sous le lit. Il ne peut pas y avoir un fauve, réfléchis ! »
Mais il n’esquisse aucun geste. Pourtant sa jambe commence à s’ankyloser, il voudrait pouvoir l’allonger.
Quel animal des gens d’Afrique peuvent-ils apporter ? Un singe ? Sous ses doigts il sent bien une entaille sur le dessus du pied. Ce n’est pas un orteil qu’on lui a mordu, c’est le pied ! Il imagine la grandeur d’une gueule qui puisse le mordre de cette façon. 
Un chien, au moins, et qui ne peut en aucun cas être sous le lit. Il doit être là, deux mètres devant lui.
« Mais qu’est-ce que tu racontes ? En rentrant de voyage tu as inspecté l’appartement dans tous les recoins. Allume, allume ! »
Il ne bouge pas. Maintenant, tout son corps lui fait mal. Il voudrait pouvoir s’allonger de tout son long mais cette idée le fait frémir : il sent déjà une nouvelle morsure.
Il ne bouge pas. Il fixe la pénombre. Il attend que les premières lueurs de l’aube percent les rideaux.
Une image violente le sort de son sommeil. Dehors il fait jour. Complètement engourdi, il se dresse sur un bras et regarde autour du lit. Lentement il pose les pieds sur le sol froid et se lève : à part lui, personne. 
D’un coup sec il tire les rideaux, puis appuie sur le bouton qui actionne le volet roulant. La lumière inonde la chambre. Il regarde son pied où une croûte, d’à peine deux centimètre, s’est formée. Quelques traces de sang sur sa main. Il relève au pied du lit la couette qui avait glissé sur le parquet. 
Devant ses yeux, sur la traverse du lit, un éclat de bois dépasse de quelques centimètres. 
En son absence, son lit a été bougé, chose qu’il ne fait jamais. C’est un vieux meuble qui craque de partout au moindre déplacement. Pendant la nuit, en se retournant, son pied est venu s’accrocher sur la pointe. 
Des souvenirs d’Afrique, la fatigue du voyage, la nuit, tous les ingrédients étaient réunis pour créer un climat d’angoisse.
« Il serait temps que je m’achète un nouveau lit se dit-il en se dirigeant vers la salle de bain. »
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 00:30

Avis : j'ai décidé d'éditer un texte, pour changer un peu. Je vous conseille de le lire plutôt le soir avant de vous coucher, vous en profiterez plus longtemps. Il est incomplet, et , comme le fait si bien MARTINE, je vous donnerai la fin demain, le temps de vous laisser l'imaginer.


Il a crié, il en est sûr.
Il fait nuit noire. Il ne voit rien mais il a mal. Il est presque assis, il tient son pied d’où s’élance une douleur aiguë. Remettant ses idées en place, il s’interroge sur la cause de ce mal.
Il est dans son lit. Il dormait, et cette douleur soudaine qui le réveille, comme s’il avait été mordu.
Mordu ? Mordu par qui, par quoi ? Il n’a ni chien ni chat ni aucun autre animal domestique. Il sent ses doigts poisseux, qui collent à son pied. Il saigne ! Des picotements remontent le long de son dos et envahissent son crâne. Il avait d’abord cru à une crampe mais là, quelque chose l’a blessé et il saigne. Il aurait voulu allumer sa lampe mais maintenant il a peur.
Il a beau écarquiller les yeux, il ne voit rien. C’est une habitude chez lui, il ne supporte pas la lumière la nuit. Les volets sont fermés, les lourds rideaux tirés. Même son réveil n’est pas lumineux.
Il n’ose plus bouger. Le silence règne dans la chambre. Aucun bruit venant de l’extérieur. Il fixe le néant devant lui.
Il faut qu’il réfléchisse. Qu’a-t-il fait hier soir ?
 Il est rentré directement de son bureau à son logement où il vit seul. C’était sa première journée de travail depuis son retour de vacances à l’étranger et il était crevé. Pour la première fois, il a tenté l’échange de son appartement parisien contre une villa en Afrique. Quand il est rentré avant-hier, les gens étaient repartis, tout était impeccable.
La douleur s’apaise un peu. Comment s’est-il fait ça ? A-t-on laissé une bête ici, chez lui ? Il n’a rien vu, rien entendu, rien senti. Un animal, quel qu’il soit, ça ne passe pas inaperçu quand même ?
Il tend l’oreille. Il s’attend au bruit d’une bête qui bouge, d’un grattement, de griffes sur le parquet. Rien. Pas un bruit.
Il sent son coeur battre fort dans sa poitrine.
« Tu es stupide, pense-t-il, tu t’attends à quoi ? Allume la lampe regarde sous le lit. Il ne peut pas y avoir un fauve, réfléchis ! »
Mais il n’esquisse aucun geste. Pourtant sa jambe commence à s’ankyloser, il voudrait pouvoir l’allonger.
Quel animal des gens d’Afrique peuvent-ils apporter ? Un singe ? Sous ses doigts il sent bien une entaille sur le dessus du pied. Ce n’est pas un orteil qu’on lui a mordu, c’est le pied ! Il imagine la grandeur d’une gueule qui puisse le mordre de cette façon. Un chien, au moins, et qui ne peut en aucun cas être sous le lit. Il doit être là, deux mètres devant lui.
« Mais qu’est-ce que tu racontes ? En rentrant de voyage tu as inspecté l’appartement dans tous les recoins. Allume, allume ! »
Il ne bouge pas. Maintenant, tout son corps lui fait mal. Il voudrait pouvoir s’allonger de tout son long mais cette idée le fait frémir : il sent déjà une nouvelle morsure.
Il ne bouge pas. Il fixe la pénombre. Il attend que les premières lueurs de l’aube percent les rideaux.

douleur-dans-la-nuit-copie.jpg




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